Le Docteur Nadège Roquet reçoit en consultation aux pôle de chirurgie intime de la Clinique Esthétique Aquitaine.

INJECTIONS INTIMES DE TOXINE BOTULIQUE


L’indication principale est le vaginisme qui est un des problèmes de dysfonctionnement sexuel chez la femme. Souvent non mis en évidence, et ignoré lors d’une consultation chez le médecin traitant, il forme en lui-même une entité de déstabilisation psychologique et sexuelle chez la patiente ainsi qu’une mauvaise estime de soi.


Il s’agit d’une contraction involontaire du vagin qui empêche toute pénétration.
Plusieurs traitements ont été lancés afin d’amélioré cette pathologie allant des exercices physiques ciblés sur la laxité du plancher pelvien ( Kinésithérapie et ostéopathie du périnée) et en passant par des sessions de soutien psychologiques et cognitives ( psychologue, sexologue).
La place de toxine botulique s’est bien mise en place et devenu répandue ces dernières années à travers des études montrant son efficacité sur le traitement du vaginisme surtout chez les cas réfractaires aux traitement conventionnels.

QU’EST CE QUE LE VAGINISME?


Le vaginisme se caractérise par une situation récurrente ou persistante de contraction involontaire des muscles périnéaux lorsqu’une tentative de pénétration du pénis, du tampon, du doigt ou du spéculum se produira.
En conséquence, les patientes développent ou anticipent une sensation de peur liée à tout ce qui pourrait pénétrer dans le vagin.
Le vaginisme peut être classé comme primaire, quand une femme n’a jamais eu de rapports sexuels, ou secondaire, quand une femme perd la capacité d’avoir des rapports sexuels, habituellement à la suite de la dyspareunie acquise (douelur prendant les rapports sexuels).
L’incidence n’est pas bien définie et reste difficile à adapter, mais elle pourrait varier de 1 à 9 % dans la population générale.
Cependant, il n’est pas rare de la retrouver comme étant une plainte responsable de 75,9 % des problèmes sexuels des femmes.

QU’EST CE QUE LA TOXINE BOTULIQUE?


La toxine botulique est plus connue sous le terme de Botox.
La toxine botulique permet de bloquer la sécrétion de neurotransmetteurs et donc le blocage de la jonction neuromusculaire et ainsi entraîneuse paralysie des muscles dans lesquels elle est injectée.
Elle est utilisée en médecine esthétique pour prévenir et corriger les rides du visage.
Elle peut également être utilisée à visée purement médicale comme par exemple dans le traitement des migraines par injection dans les muscles du cousu encore dans le traitement du blépharospasme (contraction spasmodique d’une paupière) et de l’hyperhydrose axillaire (transpiration excessive) etc..
La toxine botulique est une substance autorisée par AMM (autorisation de mise sur le marché) après des tests cliniques très sélectifs. Elle a reçu aux USA le label de la très sélective FDA (Food and Drug Administration).

LES APPLICATIONS DU BOTOX EN GYNECOLOGIE?


Elle a été spécifiquement utilisée dans de multiples études pour traiter diverses pathologies gynécologiques telles que le vaginisme, la douleur pelvienne chronique, la dyspareunie (douleur pendant le rapport sexuel) et l’incontinence urinaire avec la vessie hyperactive ou le trouble sphinctérien.
La toxine botulique permet de bloquer la sécrétion de neurotransmetteurs et donc le blocage de la jonction neuromusculaire.
La toxine botulique permet la réduction de la douleur associée au vaginisme en inhibant la transmission du signal de douleur.
Par son action myorelaxante, elle va affaiblir les muscles péri-vaginaux et ainsi permettre la pénétration.

TECHNIQUE D’INJECTION EN GYNECOLOGIE?


La toxine botulique est injectée en sous muqueuse dans les principaux muscles interférant avec tout acte de pénétration. Elle doit être injectée dans la paroi latérale vaginale évitant les zones autour de l’urètre et le rectum. La première dose recommandée à utiliser est de 100 à 150 unités. L’anesthésie locale a prouvé son efficacité pour minimiser l’inconfort lié à toute manipulation dans la région pelvienne.

COMBIEN FAUT-IL D’INJECTIONS?


La plupart des patientes n’ont besoin que d’une seule séance de traitement. Des doses supplémentaires peuvent être nécessaire 4 à 6 mois après si besoin.

LA CONSULTATION:


L’examen clinique est un examen gynécologique et sexologique.

Le vaginisme est le plus souvent primaire (apparu lors des 1ères tentatives de rapports). Aucune anomalie physique n’est retrouvée.

L’interrogatoire retrouve l’angoisse du premier rapport qui s’inscrit souvent dans une histoire personnelle et familiale avec une éducation stricte et des préceptes religieux rigides.

On distingue le vaginisme d’une dyspareunie (douleurs lors des rapports). Enfin les vulvodynies et vestibulites vulvaires peuvent être traitées de la même manière.

Le Dr Roquet prendra connaissance du passé souvent long et douloureux de la patiente et des traitements déjà effectués :

psychothérapie ,hypnose, exercices de Kegel, thérapies cognitives, biofeedback etc…
Une description précise du déroulement des tentatives de rapports sexuels est indispensable afin de comprendre s’il sera possible au partenaire de « s’ approcher » de sa compagne pour une nouvelle tentative après traitement.
L’observation du comportement et des réactions de la patiente sur la table d’examen est un élément clé de la consultation et permet de voir si le traitement est réalisable.
L’examen au speculum et par toucher vaginal est impossible mais le Dr Roquet prendra le temps d’ observer l’intensité de l’attitude de retrait et fuite de la patiente qu’elle aura rassurée et accompagnée avec bienveillance et empathie.

Il est indispensable de s’assurer que la patiente soit en couple ou ait un partenaire potentiel car les rapports doivent avoir lieu au plus tard dans les 3 à 4 mois qui suivent le traitement par la toxine botulique.

l’opportunité d’associer aux injections une résection d’hymen ou hyménectomie peut être. Évoquée au cours de la consultation. En effet la peur du premier rapport sexuel chez la femme vaginique s’accompagne également d’une angoisse de la défloration avec l’éventuelle douleur et le saignement qui l’accompagnent.
Toute l’information nécessaire à la compréhension de votre traitement vous sera fournie lors de cette consultation. Des documents vous seront remis afin de vous permettre de lire tranquillement chez vous les éléments indispensables à votre décision et de pouvoir poser des questions complémentaires lors de la consultation suivante qui sera gratuite.

Les conseils et prescriptions post-opératoires sont résumés dans une fiche personnalisée.
Le prix du traitement du vaginisme par le Botox est très variable selon qu’il est réalisé au cabinet ou au bloc opératoire (en ambulatoire).

Un devis estimatif de son coût vous sera soumis selon les cas le traitement pourra être fait au cabinet ou nécessiter un anesthésie en clinique. Dans ce dernier cas, une consultation anesthésique programmée au moins 48 heures avant votre entrée; le médecin anesthésiste vous exposera toutes les modalités de son geste.


Tout médicament contenant de l’aspirine est proscrit.

SUITES:


La patiente ne ressent aucune gêne ni douleur à la suite de l’injection. L’effet prend 5 à 10 jours à s’installer .

C’est donc dès ce moment qu’il faudra envisager les rapports sexuels avec son ou sa partenaire et l’auto-rééducation par insertion de dilatateurs spécifiquement conçus tels que les Vagiwell.

Le Docteur Nadège Roquet vous garantit un suivi personnalisé consciencieux et bienveillant. 

L’observance par la patiente des consignes données par la chirurgienne est essentielle pour la réussite de la procédure.

RESULTATS:


Les techniques actuelles d’injection de toxine botulique dans le traitement du vaginisme permettent aujourd’hui l’obtention d’excellents résultats, tout en écartant les risques et les complications.


▪ Les rapports sexuels deviennent faciles à condition qu’ils soient entrepris dans les 3 mois suivant le traitement car la musculature n’offre plus aucune résistance à la pénétration .

▪ Une fois la première relation consommée, le couple devra poursuivre sa vie sexuelle de
façon régulière et les symptômes ne réapparaitront pas malgré la dissipation progressive

▪ des effets de la toxine botulique au bout de 4 mois.

Le Docteur Nadège Roquet réalise elle-même l’acte et assure le suivi ; elle saura vous accompagner tout au long de votre projet, avant, pendant et après.


En conclusion, le traitement du vaginisme par la toxine botulique est un traitement fiable qui donne dans les cas bien sélectionnés d’excellents résultats en termes de bénéfices fonctionnels, et psychologiques.

QUESTIONS/REPONSES:


Combien d’injections?


Le plus souvent une injection suffit. Parfois le traitement nécessite d’être renouvelé.

Où se déroule l’injection?


Pour certaines patientes, l’injection peut être réalisée au cabinet mais pour l’immense majorité, il est nécessaire de réaliser une neuroleptanalgésie ( (anesthésie associant des sédatifs par voie veineuse et une anesthésie locale) ou une anesthésie générale et le traitement est donc réalisé au bloc opératoire au cours d’une hospitalisation en ambulatoire.


Quand peut on réessayer les rapports sexuels?


Il faut réessayer dès 5 jours après l’injection , c’est le moment où l’effet s’installe.
Les rapports sexuels deviennent faciles à condition qu’ils soient entrepris dans les 3 mois suivant le traitement car la musculature n’offre plus aucune résistance à la pénétration .


Une fois la première relation consommée, le couple devra poursuivre sa vie sexuelle de façon régulière et les symptômes ne réapparaitront pas malgré la dissipation progressive des effets de la toxine botulique au bout de 4 mois.

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